Parcourir sa route et rencontrer des merveilles, voilà le grand thème — spécialement le tien.
Cesare Pavese, Le métier de vivre

vie

Anne

Je n’ai jamais vraiment travaillé et en fait je ne connais aucun métier. Cesare Pavese
L’auteur est un écrivain reconnu et peut se permettre le luxe de cette remarque, mais à la première lecture elle est assez représentative de mon état d’esprit actuel, en partie. À tort ou à raison.
En partie ? En partie seulement. À la recherche d’un emploi, si ce sentiment d’altération est omniprésent, la situation est le résultat d’un cheminement singulier et bien involontaire.

Siham

Je suis en train de préparer un concours pour devenir professeur de biotechnologies dans un lycée technique.
Pour moi c'était une évidence que j'allais devenir professeur, depuis que j'étais petite, je savais que j'allais être professeur.
Le travail dans ma vie prend tout mon temps mais je le fais avec plaisir.

Lilia

Je suis née à Azazga, une ville qui se trouve dans la grande Kabylie, en Algérie.
L'image qui me vient et celle qui me renvoie toujours à mon lieu de naissance, c'est celle des belles montagnes de Djurdjura.
Sur mon chemin, j'ai appris à apprendre et essayer toujours de comprendre la vie et de vivre à ma manière.

Haithem

Je suis né en Tunisie mais j'ai vécu mon enfance en Italie qui avec cette crise n'est plus l'Italie. S'il n'y avait pas eu la crise en Italie, je ne serais pas venu ici.
Je suis seul ici, sans famille, sans vrais amis.
Je suis venu de Villejuif, d'un foyer de la Croix-Rouge, et sur mon chemin j'ai pensé à ma mère parce que ça fait longtemps que je ne l'ai pas entendue, je n'ai pas les moyens de téléphoner et je dois attendre d'être rémunéré par ma formation pour le faire.

Mileida

Je suis née au Cap Vert, pour moi c'est un pays trop beau.
Je viens de Champigny sur Marne et sur mon chemin j'ai pensé à mon avenir.
Je suis ici pour chercher mon avenir.

Myriam

Je suis née en Algérie, j'aime l'air frais là-bas, le soleil et les reliefs. Ici à Paris il n'y a pas de reliefs, que du bâti.
Je suis venue de la maison, à pied. J'ai remarqué le trafic, beaucoup de voitures qui se pressent dès que le feu vert s'allume, les gens qui se protègent du froid à l'intérieur des brasseries et je préfère les voir assis sur les terrasses, le bruit des trains sur le pont et les SDF. Ça fait mal au coeur de voir des femmes enroulées dans des couvertures avec leur cabas près d'elles et leur regard triste et perdu dans la nature. Ce sont des personnes normales, qui pourraient être actives, et elles acceptent cette situation, j'ai envie de les approcher et de leur dire : il ne faut pas te laisser faire, il faut que tu te battes ! La vie n'est pas toujours facile mais il y a toujours un moyen de s'en sortir !

Amira

Je suis née à Djerba. C'est un endroit très beau mais pour le travail c'est le contraire de la France. C'est très petit et il n'y a pas beaucoup de choix.
Je viens du Val de Marne.
Sur mon chemin j'ai pensé au stage que je cherchais dans le secrétariat et que je n'ai pas encore trouvé.

Marie-Anne

Quand j’étais enfant, je voulais être professeur de travaux manuels, activité que je pratiquais dans mon école : poterie, objets en carton, tissu, feutrine, laine… Nous avions des heures d’activités manuelles et cela me plaisait beaucoup. J’ai appris à tracer les lettres avec un pinceau et de la peinture sur de longues bandes en papier accrochées au mur. Je revois la scène comme si j’y étais, elle s’est imprimée dans ma tête, à vie.

Alexandra

Je suis née à Paris 14ème et jusqu’à il y a deux mois j’étais à Londres où j’ai vécu 10 ans.
J’ai remarqué depuis mon arivée un changement assez radical dans la façon dont les gens se comportent en France. Paris a un peu perdu its French Touch.

François

Je suis né au Brésil, j'ai été adopté à 8 mois donc il ne me reste pas vraiment d'images précises de mon pays de naissance. C'est un peu un lieu de rêve pour moi.
Je viens de Lille, c'est là où j'ai grandi avec ma famille adoptive et mes amis d'enfance.

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