Parcourir sa route et rencontrer des merveilles, voilà le grand thème — spécialement le tien.
Cesare Pavese, Le métier de vivre

métiers

Anne

Je n’ai jamais vraiment travaillé et en fait je ne connais aucun métier. Cesare Pavese
L’auteur est un écrivain reconnu et peut se permettre le luxe de cette remarque, mais à la première lecture elle est assez représentative de mon état d’esprit actuel, en partie. À tort ou à raison.
En partie ? En partie seulement. À la recherche d’un emploi, si ce sentiment d’altération est omniprésent, la situation est le résultat d’un cheminement singulier et bien involontaire.

Jean-Marc

J'ai toujours su que je voulais écrire. Et ce dès que j'ai commencé à lire.
Livres pour enfants, issus de bibliothèques verte et parfois rose, quelques planches de bandes-dessinées extraites de revues ou magazines pour la jeunesse, ont d'abord attisé ma curiosité.
J'apprenais mon métier de lecteur.

Isabella

Je suis née à Paris, rue des Dames, dans le 17ème.
Emotion : La main de mon père qui me donne l'allégresse, la fantaisie, la force. Nous avancions en sautillant d'un pied sur l'autre pour aller à la crèche-pilote.
Une pensée liée à l'appartement : mon père fait de la crème chantilly et j'attends qu'elle soit dégustable, c'est-à-dire un temps long...
Images : le Prisunic de la rue Lévis, rempli de jouets pour Noël et le devoir de choisir...

Sarah

Je suis assistante à maîtrise d'ouvrage. Ce métier consiste à participer à la conception d'un système d'information au sein d'une entreprise.
Je suis amenée à travailler chez différents clients, souvent des clients grands comptes, ce qui veut dire : des grandes entreprises.
Le jargon diffère selon les clients et donc le secteur d'activité. Chaque mission a son jargon. Souvent quand on arrive sur une mission la première démarche est d'avaler ce jargon, le maîtriser.

Marie-Anne

Quand j’étais enfant, je voulais être professeur de travaux manuels, activité que je pratiquais dans mon école : poterie, objets en carton, tissu, feutrine, laine… Nous avions des heures d’activités manuelles et cela me plaisait beaucoup. J’ai appris à tracer les lettres avec un pinceau et de la peinture sur de longues bandes en papier accrochées au mur. Je revois la scène comme si j’y étais, elle s’est imprimée dans ma tête, à vie.

Alexandra

Je suis née à Paris 14ème et jusqu’à il y a deux mois j’étais à Londres où j’ai vécu 10 ans.
J’ai remarqué depuis mon arivée un changement assez radical dans la façon dont les gens se comportent en France. Paris a un peu perdu its French Touch.

Clarisse

Pour moi le travail c'est l'opportunité d'exprimer et de partager ce que nous sommes. J'ai toujours vu mon futur métier comme un des moyens qui me permettrait de m'accomplir dans cette vie.
Je ne peux en effet concevoir de passer 35 heures à effectuer des tâches qui nous ennuient, nous frustrent, nous dévalorisent. Car les conséquences d'un mal-être au travail sont trop importantes sur notre bien-être quotidien.
J'ai longtemps orienté mes études en fonction de ce que m'ont inculqué mes parents, leurs espoirs, leurs rêves inachevés.

Babou

Je suis né à Pondichéry, ce lieu m'évoque l'ennui, la non-connaissance, un monde fermé, sans curiosité vers le monde extérieur, ce n'est pas un lieu adapté au développement de la personne. À Pondichéry on grandit avec la philosophie, tout est déjà codifié par les anciens, conditionné, et ce n'est jamais la personne qui s'exprime.

JM

Je suis né à Saint-Germain en Laye (Image positive/Forêt).
Je viens de Fontenay-Sous-Bois.
Sur mon chemin j’ai remarqué, pensé, éprouvé : à quel point je dois gagner en sérénité et déprogrammation.

Florence

Je suis née à Montreuil/Rosny sous Bois à l'hôpital intercommunal.
Je viens de la planète Terre !
Sur mon chemin j'ai remarqué la tristesse des bâtiments, sales et miteux mais en même temps, le sourire des gens...

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