Parcourir sa route et rencontrer des merveilles, voilà le grand thème — spécialement le tien.
Cesare Pavese, Le métier de vivre

Constellations

Alexandra

Je suis née à Paris 14ème et jusqu’à il y a deux mois j’étais à Londres où j’ai vécu 10 ans.
J’ai remarqué depuis mon arivée un changement assez radical dans la façon dont les gens se comportent en France. Paris a un peu perdu its French Touch.

Dany

Je suis né à Dakar et ma famille, ma culture s'attachent à mon lieu de naissance.
Je viens de Pantin.
Sur mon chemin j'ai éprouvé de la peine envers une personne proche de moi.

François

Je suis né au Brésil, j'ai été adopté à 8 mois donc il ne me reste pas vraiment d'images précises de mon pays de naissance. C'est un peu un lieu de rêve pour moi.
Je viens de Lille, c'est là où j'ai grandi avec ma famille adoptive et mes amis d'enfance.

Clarisse

Pour moi le travail c'est l'opportunité d'exprimer et de partager ce que nous sommes. J'ai toujours vu mon futur métier comme un des moyens qui me permettrait de m'accomplir dans cette vie.
Je ne peux en effet concevoir de passer 35 heures à effectuer des tâches qui nous ennuient, nous frustrent, nous dévalorisent. Car les conséquences d'un mal-être au travail sont trop importantes sur notre bien-être quotidien.
J'ai longtemps orienté mes études en fonction de ce que m'ont inculqué mes parents, leurs espoirs, leurs rêves inachevés.

Babou

Je suis né à Pondichéry, ce lieu m'évoque l'ennui, la non-connaissance, un monde fermé, sans curiosité vers le monde extérieur, ce n'est pas un lieu adapté au développement de la personne. À Pondichéry on grandit avec la philosophie, tout est déjà codifié par les anciens, conditionné, et ce n'est jamais la personne qui s'exprime.

JM

Je suis né à Saint-Germain en Laye (Image positive/Forêt).
Je viens de Fontenay-Sous-Bois.
Sur mon chemin j’ai remarqué, pensé, éprouvé : à quel point je dois gagner en sérénité et déprogrammation.

Florence

Je suis née à Montreuil/Rosny sous Bois à l'hôpital intercommunal.
Je viens de la planète Terre !
Sur mon chemin j'ai remarqué la tristesse des bâtiments, sales et miteux mais en même temps, le sourire des gens...

Philippe

Le travail pour moi c'est l'activité nécessaire pour subvenir à ses besoins.
Dans le travail il y a une notion d'astreinte, de douleur, d'effort. Dans le métier il y a une notion d'identité, de valeur, de choix.
J'ai des compétences mais pour l'instant pas de métier parce que je n'ai pas l'impression de vouloir correspondre à une étiquette. J'ai un diplôme de graphiste que j'ai obtenu à 37 ans et j'essaie de développer un projet à Djakarta dans l'éducatif et le social.

Patricia

Je suis née à côté de la mer, avec la brise, les cris des pélicans, en écoutant les histoires de ma grand-mère, des célébrations autour d’une grande table familiale, et l’image chalereuse d’avoir ma petite main d’enfant pressée dans celle de mon père.

Bertrand

Je suis un breton "exilé" à Paris depuis 10 ans.
Ainsi a démarré une nouvelle vie, souhaitée au départ et conseillée au niveau professionnel (je fais du marketing), et qui m'enchante beaucoup moins aujourd'hui.
Ce rejet de la ville s'associe à un rejet du marketing et de ma société (mais difficile d'indiquer la part de chacun dans cette volonté de changement) et c'est la raison pour laquelle je suis aujourd'hui à la Cité des Métiers.
J'espère y trouver des éléments de réponses, car elles sont assez floues pour l'instant.
Depuis que je suis entré dans la vie active, mes aspirations professionnelles et personnelles ont évolué, sans que ce ne soit vraiment le cas pour mon travail.
Il y a dix ans, j'aspirais à travailler dans un grand groupe, avoir une bonne situation à mes yeux et aux yeux des autres et le marketing semblait être le meilleur choix.
Aujourd'hui, être assis derrière un bureau 10 heures par jour à manipuler des chiffres et trouver la meilleure idée pour vendre toujours plus à des gens qui n'ont pas besoin de mon produit m'exaspère.
Je souhaite me réaliser dans ma vie professionnelle et non plus uniquement dans ma vie personnelle : "faire" et non plus "faire faire", être libre pour déployer mes idées et m'épanouir, être fier de ce que je fais et ne plus me répéter régulièrement "l'enfer, c'est les autres". Pas facile.
Et tout ça en Bretagne de préférence !

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