Parcourir sa route et rencontrer des merveilles, voilà le grand thème — spécialement le tien.
Cesare Pavese, Le métier de vivre

Constellations

Alice

Je m'appelle Alice et depuis toujours je suis indécise même totalement indécise sur mon orientation et c'est une situation très pénible. Ne pas savoir dans quelle direction canaliser son énergie, si on préfère tel ou tel métier, s'il faut suivre telle formation ou plutôt une autre...etc. Cela m'a également perturbée pour me forger une personnalité et prendre confiance en moi.
J'ai suivi des études de "Marketing, Commerce et Communication" avec une spécialité "Mode, luxe" mais je n'ai jamais pu exercé dans ce domaine malheureusement car cela m'avait beaucoup intéressée. Je suis plutôt tentée par les domaines artistiques tout en ayant les pieds sur terre et étant dans le concret : l'organisation, la gestion, la planification.

Elsa

Je suis née à Vitry sur Seine. J'ai grandi dans une école, ma mère y habite toujours.
Je viens de Jourdain.
Sur mon chemin, j'ai discuté avec une amie, réfléchi à ce que j'allais faire du reste de ma journée...
Je suis ici pour trouver un objectif professionnel.

Vithursan

Je suis né à Saint-Denis et je ne vois pas ce qu'il y a de si merveilleux à être né là, mais je pense que c'est une chance d'être né dans un pays développé, dans le pays de l'égalité, de la fraternité et de la liberté.
Je suis venu ici en tramway et en métro et j'ai remarqué que sur cette ligne depuis la Courneuve, le contexte est très différent de ce qu'on pourrait remarquer à quelques kilomètres d'ici, dans les beaux quartiers de Paris. Prenez un bout de trottoir de la Courneuve et un bout de trottoir de Paris 16 ou 5, on voit que les gens sont différents, que ce n'est pas entretenu de la même façon... On dit que c'est le pays de l'égalité mais dans la réalité ce n'est pas vraiment ça. On n'a pas tous la même chance d'étudier, de réussir, d'avoir les mêmes diplômes.

Anne

Je n’ai jamais vraiment travaillé et en fait je ne connais aucun métier. Cesare Pavese
L’auteur est un écrivain reconnu et peut se permettre le luxe de cette remarque, mais à la première lecture elle est assez représentative de mon état d’esprit actuel, en partie. À tort ou à raison.
En partie ? En partie seulement. À la recherche d’un emploi, si ce sentiment d’altération est omniprésent, la situation est le résultat d’un cheminement singulier et bien involontaire.

Franck

C'est mon outil de travail, c'est ce que j'utilise le plus souvent comme objet étant donné que je n'ai pas de voiture.

Haithem

Je suis né en Tunisie mais j'ai vécu mon enfance en Italie qui avec cette crise n'est plus l'Italie. S'il n'y avait pas eu la crise en Italie, je ne serais pas venu ici.
Je suis seul ici, sans famille, sans vrais amis.
Je suis venu de Villejuif, d'un foyer de la Croix-Rouge, et sur mon chemin j'ai pensé à ma mère parce que ça fait longtemps que je ne l'ai pas entendue, je n'ai pas les moyens de téléphoner et je dois attendre d'être rémunéré par ma formation pour le faire.

Fabienne

Ce n'est pas un hasard de me retrouver à la Cité des métiers. J'avais une quête de statistiques, d'études de marché pour concrétiser la faisabilité de mon projet futur de formation.
Je n'ai pas trouvé ce que je cherchais mais d'autres informations tout aussi utiles à ma réflexion du moment.

Mileida

Je suis née au Cap Vert, pour moi c'est un pays trop beau.
Je viens de Champigny sur Marne et sur mon chemin j'ai pensé à mon avenir.
Je suis ici pour chercher mon avenir.

Myriam

Je suis née en Algérie, j'aime l'air frais là-bas, le soleil et les reliefs. Ici à Paris il n'y a pas de reliefs, que du bâti.
Je suis venue de la maison, à pied. J'ai remarqué le trafic, beaucoup de voitures qui se pressent dès que le feu vert s'allume, les gens qui se protègent du froid à l'intérieur des brasseries et je préfère les voir assis sur les terrasses, le bruit des trains sur le pont et les SDF. Ça fait mal au coeur de voir des femmes enroulées dans des couvertures avec leur cabas près d'elles et leur regard triste et perdu dans la nature. Ce sont des personnes normales, qui pourraient être actives, et elles acceptent cette situation, j'ai envie de les approcher et de leur dire : il ne faut pas te laisser faire, il faut que tu te battes ! La vie n'est pas toujours facile mais il y a toujours un moyen de s'en sortir !

Amira

Je suis née à Djerba. C'est un endroit très beau mais pour le travail c'est le contraire de la France. C'est très petit et il n'y a pas beaucoup de choix.
Je viens du Val de Marne.
Sur mon chemin j'ai pensé au stage que je cherchais dans le secrétariat et que je n'ai pas encore trouvé.

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