Parcourir sa route et rencontrer des merveilles, voilà le grand thème — spécialement le tien.
Cesare Pavese, Le métier de vivre

Leila

Le travail m'inspire : routine, obligation, un droit et un devoir, obéissance aveugle, en même temps je dois travailler pour exister et vivre.
Le travail ne devrait pas influencer notre vie personnelle, il faudrait faire une rupture pour vivre. Avoir le temps de vivre et le temps de travailler.
Tout ce que j'ai appris, c'était sur le tas, donc on est toujours dans le stress. On a peur de faire une erreur car ce qu'on fait n'a pas été validé par une formation. Si on a eu une formation, on a une base, on peut ensuite aller au-delà. Si on n'a pas eu de formation, on travaille sur les bases de son patron, c'est sa manière de travailler à lui, pas la vôtre.
Mon cheminement c'est l'instabilité, la méfiance, toujours être performant et à l'écoute sinon l'erreur est impardonnable aux yeux des autres. C'est le regard des autres.
Mon opinion de moi-même a un lien important avec mon travail : c'est d'exister pour les autres, la famille, les amis. Mais même s'il n'y a pas de travail, il faut essayer de s'en sortir avec ses moyens.
Aujourd'hui l'âge a pris une importance énorme, or on peut être âgé et donner son expérience aux autres, on a toujours besoin des personnes âgées, ils peuvent apprendre aux plus jeunes, les former. Il faudrait retrouver le travail comme un moyen d'épanouissement où on ne cherche pas seulement le rendement.
Pourtant je vis dans cette vie, pour moi l'échec et la réussite ont leur période, font partie du cheminement de la vie, ne sont qu'un moyen pour aller vers d'autres horizons.