Parcourir sa route et rencontrer des merveilles, voilà le grand thème — spécialement le tien.
Cesare Pavese, Le métier de vivre

Mickaël

Le travail rend heureux. En effet, en plus de se rendre utile, il est une source de revenu indispensable pour vivre et profiter des biens et des services qui nous entourent.

Celui qui n'a pas d'activité est souvent malmené psychologiquement, car il se considère comme un poids tant pour les autres que pour lui-même. L'oisiveté culpabilise l'individu.

Toutefois, il existe des personnes qui emploient utilement leur temps sans pour autant être rémunérées. Prenons l'exemple de la "femme au foyer." Celle-ci ne perçoit pas de salaire et ne contribue pas à l'enrichissement de sa famille. Par contre, elle emploie utilement son temps, notamment en s'occupant des tâches ménagères (qui ne sont pas de tout repos) ou en prenant le temps d'élever ses enfants, renforçant ainsi les liens d'affection.

De nos jours, on a tendance à considérer une activité utile comme une activité rémunérée. Mais on peut parfois rester oisif professionnellement pour s'employer à des tâches épanouissantes sur le plan personnel. Par exemple : se rendre à la bibliothèque et accroître sa culture générale, aller au cinéma, se rendre à la salle de sport...

Autant d'activité visant à s'enrichir intellectuellement ou à se sentir mieux en soi. Finalement, le travail au sens professionnel du terme n'apporte pas tout.

Dans bien des cas d'ailleurs, des gens exercent une profession sans plaisir, uniquement pour s'assurer une rémunération. Ils trouvent le bonheur en s'adonnant ensuite à des activités purement personnelles (bricolage, écriture, lecture...).

L'épanouissement professionnel demeure un des objectifs primordial dans la vie d'une personne. Cependant, dans une société où un nombre non négligeable d'emplois sont voués à la précarité, ce but tend à devenir une perspective lointaine et insaisissable.