Parcourir sa route et rencontrer des merveilles, voilà le grand thème — spécialement le tien.
Cesare Pavese, Le métier de vivre

Patricia

- Je suis née à côté de la mer, avec la brise, les cris des pélicans, en écoutant les histoires de ma grand-mère, des célébrations autour d’une grande table familiale, et l’image chaleureuse d’avoir ma petite main d’enfant pressée dans celle  de mon père.
- Je viens de là-bas, d’ici, de plus loin et parfois de nulle part.
- Sur mon chemin j’ai remarqué, pensé, éprouvé qu’il est nécessaire de marcher, quelquefois baisser le rythme mais jamais arrêter la marche. Et comme a dit Antonio Machado: “Marcheur il n’y a pas de chemin, les chemins se font en marchant”.
- Je suis ici pour trouver des réponses à mes intuitions.
- Mon premier métier a été dans la publicité, mais j’ai pris ma retraite. Etudier la psychologie des consommateurs pour savoir comment et où les bombarder de messages pour vendre quelque chose, m’a donné finalement un vide dans le domaine professionnel et personnel. J'ai fait une reconversion dans le monde social, parce que je crois dans les personnes et je pense que nous sommes tous des êtres humains et tous sans exception avons le droit de vivre dignement en tant que tels. Cela me donne beaucoup de satisfaction.
- Je souhaite suivre mon projet, mon intuition. Maintenant je travaille avec des personnes âgées, j'ai beaucoup d'empathie avec eux, j'admire leur courage pour essayer de faire face à leurs douleurs physiques, mentales, émotionnelles, leur sagesse exceptionelle. Je respecte leur expérience et leur savoir-être. J’aimerais que nous leur donnions toute l'attention et la place qu'ils méritent.
- Pour moi, le travail est une chose indispensable dans la vie. Un apprentissage quotidien nécessaire et donc enrichissant.
- La place du travail dans ma vie. Le travail est un pilier important après la famille. Il ne permet pas seulement de gagner sa vie, mais aussi de se développer professionnellement et en tant que personne.
- Mon travail emploie-t-il la partie de moi que je désire employer ? Le travail avec des personnes âgées c’est dur physiquement et émotionnellement donc je travaille à temps partiel, ce qui me donne le temps de faire d'autres activités et aussi de penser à des idées de plus ou moins 20 Watts. Et aussi de rêver.
- En dehors de mon travail ou de ma recherche de travail, je m’emploie à apprendre la langue française, à me familiariser avec mon environnement, connaître la culture, par la lecture, le cinéma, la télévision, les musées, l'histoire, la gastronomie, la subtilité. Il est intéressant d'observer avec la curiosité d'autres cultures, et de découvrir par soi-même un pays, ses habitants, leur façon d'être et de penser. Ça permet de mieux les comprendre, sans étiquettes.
- Ce qui me donne le sentiment “d’avoir une place dans la societé, dans le monde” : me coucher chaque nuit et penser que j'ai fait quelque chose de bien, pour une bonne cause ou pour quelqu'un.
- Une sensation de nouveauté ? Toutes les petites découvertes et des miracles quotidiens.
- J’ai appris que les erreurs sont nécessaires, qu’il faut toujours regarder le bon côté des choses, et que  nous avons la capacité de faire l'impensable.
- Je voudrais apprendre à ouvrir encore plus mes pensées, mes idées, mes regards, mon empathie, mon esprit.
- J’aimerais transmettre des messages d’encouragement, des messages de réflexion.
- J’espère et je rêve un jour pas trop lointain, de créer une association pour les personnes vulnérables, les personnes âgées, les femmes ou les enfants.

Si je ne devais pas travailler, ce serait comme gagner au Loto, c’est-à-dire, réaliser une passion qui alors ne pourrait plus être appelée travail.

Patricia

Mon livre, ”Lettres à Théo”
Avoir accès à ces lettres est un luxe, pratiquement un diary, qui permet de connaître et comprendre mieux sa vie, son parcours, sa passion, ses sentiments. Ce livre a été une découverte exceptionnelle, déjá mon livre favori. Un personnage modèle pour moi, qui a vécu et est mort par sa passion. Il a peint la misère humaine, la vie telle qu'il la voyait et ressentait, la nature qu’il aimait. Plus qu'un livre, un petit bijou que je garde jalousement.