Parcourir sa route et rencontrer des merveilles, voilà le grand thème — spécialement le tien.
Cesare Pavese, Le métier de vivre

Mickaël

Un univers clos, un peu étrange par son caractère sérieux, on n'est pas ici pour plaisanter. C'est un endroit qui respire le professionnalisme, chaud, feutré, accueillant. Etrange la première fois, on est obligé de changer de peau en quelque sorte, passer d'une profession que l'on exerçait à... autre chose. Ils appellent cela une reconversion, le mot est peut-être pertinent, ils savent.
Moi je dirais plutôt évolution, métamorphose, c'est le même être qui change de place, qui s'adapte à la nouvelle météo, à la nouvelle géographie.
Il y a ici une violence sous-jacente, on vous donne tous les outils, tous les renseignements pour être dans le moule. Vous pouvez le choisir mais c'est quand même un moule, une sorte de naissance aux forceps en quelque sorte.
Il y a quelque chose de trop lisse, ça manque de rugosité pour faciliter l'appropriation, pour s'y faire un nid. Tout est visiblement fait pour vous aider, objets personnels, livres, tout est fléché, étiqueté... une espèce d'antichambre vers un ailleurs qu'on espère radieux, qui peut l'être... éventuellement.

Mickaël

Libertaire, libertin, libre, j'essaie d'être un esprit libre, un libre penseur. J'aime être là où l'on ne m'attend pas, j'aime être la grenouille qui n'est pas dans la mare. La grenouille car elle symbolise pour moi deux ou trois choses qui me sont chères : liberté, gentillesse et aussi métamorphose, une illustration forte de ce que je ne suis plus le même qu'il y a trois jours, qu'il y a trois secondes. Celui qui a commencé ce petit texte n'est pas le même que celui qui le finit.