Parcourir sa route et rencontrer des merveilles, voilà le grand thème — spécialement le tien.
Cesare Pavese, Le métier de vivre

Isabella

Je suis née à Paris, rue des Dames, dans le 17ème.
Emotion : La main de mon père qui me donne l'allégresse, la fantaisie, la force. Nous avancions en sautillant d'un pied sur l'autre pour aller à la crèche-pilote.
Une pensée liée à l'appartement : mon père fait de la crème chantilly et j'attends qu'elle soit dégustable, c'est-à-dire un temps long...
Images : le Prisunic de la rue Lévis, rempli de jouets pour Noël et le devoir de choisir...
Je viens des Yvelines.
Sur mon chemin, j'ai éprouvé du plaisir à utiliser le tram et l'arrivée sur une voie d'herbe en campagne devenue citadine.
Je suis ici pour avoir des renseignements.
Mon métier est alimentaire, vendre des livres et ouvrages spécialisés. J'aime le contact avec le public, toujours curieux, ouvert, souriant mais j'aime la lumière naturelle et suis sensible à la pénombre.
Ce que je trouve agréable et beau, c'est la transmission de savoir et/ou susciter le désir, la recherche d'autres points de vues et horizons, comme un voyage.
Cela me procure un sentiment de point d'ancrage, d'être à la source d'un savoir, d'une connaissance, un point de repère.
Je recherche une juste place, et j'apprends à être plus en adéquation entre ma personne, mes capacités et mes aspirations.
Il y a toujours de la place pour les rencontres et se rendre compte, tout contre les autres personnes, événements révélant soi-même, à ce moment T.
Je transmettrai l'expérience de l'enrichissement.
Le travail c'est ce qui fait vivre en contribuant aussi à notre confort moral et physique. C'est une place confortable qui me permet de poursuivre d'autres activités créatives. Je me sers de mon travail pour faire ce que j'aime.
En dehors de mon travail, je ne m'emploie pas, j'offre mes compétences à des projets personnels ou associatifs. Cela m'a longtemps procuré un déchirement car ce n'était pas résolu en moi.
Le sentiment de ma place vient du regard de ceux que je croise. C'est toujours un miroir de mes capacités. Ma place, c'est l'ajustement entre ce qui est, ce que j'ai et ce que j'en fais.
Une sensation de nouveauté ? La sensation d'équilibre, d'acceptation, de paix à venir.
J'ai appris que je fais ce que je peux.
J'aimerais transmettre qu'il est bon d'être bon avec soi.
J'espère rencontrer la bonne personne au bon moment, toujours apprentie-sage.
Si je ne devais pas travailler, je voyagerais autant que je serais au repos, car vivre un événement est une chose, mais le re-vivre demande le recul, d'être extérieure au fait, au lieu et au temps, et mesurer l'apport.

Isabella

C'est l'image de l'engagement car ces éditeurs prennent des risques en éditant certains ouvrages comme "Les racines célestes", un livre qui associe poésie, mystère et l'activité nocturne des arbres.