Parcourir sa route et rencontrer des merveilles, voilà le grand thème — spécialement le tien.
Cesare Pavese, Le métier de vivre

Anne

Je n’ai jamais vraiment travaillé et en fait je ne connais aucun métier. Cesare Pavese
L’auteur est un écrivain reconnu et peut se permettre le luxe de cette remarque, mais à la première lecture elle est assez représentative de mon état d’esprit actuel, en partie. À tort ou à raison.
En partie ? En partie seulement. À la recherche d’un emploi, si ce sentiment d’altération est omniprésent, la situation est le résultat d’un cheminement singulier et bien involontaire.

  1. Je suis née à Cahors mais n’y ai pas vécu et n’y suis jamais allée. J’ai toutefois vu de très belles photos de la ville. Le Lot et le quartier du vieux port. J’aimerais m’y rendre. C’est une envie qui me vient à l’esprit de plus en plus souvent.
  2. Je viens de la rue de Crimée.
  3.  En chemin je me suis dit “malheureusement encore une journée infructueuse que je veux mieux terminer qu’elle n’a commencé.”
  4. Je suis venue pour me motiver et voir si le lieu pourrait devenir un lieu de recherche.
  5. Je n’ai pas de profession à proprement parler, je cherche un emploi, un simple emploi dans l’hypothèse d’éventuellement me former à trouver autre chose.
  6. Le travail est pour moi fondamental, crucial. Il doit être valorisant, épanouissant, bien avant d’être rémunérateur.
  7. La place du travail dans ma vie, dans la vie : 7, 8 ou parfois plus d’heures à oeuvrer motivé et ensuite être libre de faire autre chose (intellectuellement, physiquement)
  8. Si je ne devais pas travailler… je travaillerais quand meme

Anne

C’est une barrette. Comme en ce moment je suis très angoissée, je triture beaucoup mes cheveux et je suis toujours en train d’enlever et remettre mes petites barrettes.